Aller au contenu principal

Combien de temps pour chauffer un bain nordique, et combien de bois

12 min de lecture

Deux heures l'été, trois en janvier et 15 à 25 kilos de bûches pour amener 1 200 à 1 500 litres de l'eau du tuyau à 38 °C au poêle, 14 heures pour 1 200 litres sur une résistance de 3 kW. Le calcul à refaire avec vos litres et votre poêle, ce que le couvercle change, et ce qu'un bain et une saison coûtent au bois, à l'hybride et à l'électrique.

Une bûche poussée dans le poêle du bain nordique, couvercle fermé, la brouette de bois à côté

Ce qu'il faut retenir

  • 1 200 à 1 500 litres sous un poêle de 15 à 22 kW nets montent à 38 °C en 2 à 3 heures couvercle fermé, 3 h 30 par grand froid.
  • Le calcul tient en une ligne, litres × degrés à gagner × 1,163, en wattheures, divisés par les kW nets du poêle : 1 300 litres de 8 à 38 °C font 45 kWh, 3 heures à 15 kW nets, et un « 36 kW » sur la fiche en fait 22 dans l'eau.
  • Une chauffe complète brûle 15 à 25 kilos de bûches sèches, 30 sur 2 000 litres, soit 3 à 6 euros au prix du stère, cinq à sept fois plus en sacs de jardinerie. Les 3 à 5 kilos qu'on lit ailleurs sont ceux d'une relance.
  • L'électrique 3 kW met 14 heures à monter 1 200 litres en janvier, puis tient l'eau chaude pour 18 euros par mois l'été et 47 par -6 °C. L'hybride tient 38 °C pour 18 à 36 euros par mois.
  • Ce qui rallonge, dans l'ordre : un poêle de 15 kW nets sur 2 000 litres, 4 h 40 au lieu de 2 h 20, du bois humide qui double le temps, une cuve découverte qui perd 20 à 30 %, et l'air froid et le vent qui font passer 2 heures à 3 h 30.

15 kW nets pour 1 000 litres, du bois au stère et le couvercle fermé pendant la chauffe : le bain de janvier tient en trois heures et 5 euros de bûches.

Deux heures l’été et trois en janvier valent pour 1 200 à 1 500 litres sous un poêle qui passe 15 à 22 kW dans l’eau, couvercle fermé et bois sec. Un kilowattheure, l’unité de la facture, c’est 1 000 W pendant une heure, et un kilo de bûches sèches en donne près de quatre, dont un peu plus de la moitié arrive dans l’eau.

Combien de temps pour chauffer un bain nordique, l’été et en janvier

Kirami annonce 2 à 3 heures pour 1 450 litres par 0 °C dehors, avec son poêle extérieur de 22 kW dans l’eau. Skargards monte ses cuves de 6 à 39 °C en 2 heures l’été, 3 h 30 par grand froid, et Njord donne 3 heures en plein hiver pour 1 300 litres. Un samedi de janvier, le poêle s’allume trois heures avant le bain.

L’hiver ajoute une heure. L’eau du tuyau sort à 8 °C au lieu de 15, 30 degrés à gagner au lieu de 23, 30 % d’énergie en plus, et l’air froid prend sa part à la surface pendant toute la chauffe. Skargards part de la même eau été comme hiver, et le froid et le vent, à eux seuls, font passer 2 heures à 3 h 30.

Trois heures et demie en janvier, c’est donc le haut de la fourchette, pas une panne. Njord donne quatre heures pour du bois humide sans couvercle, et au-delà, la cause est plus bas, dans ce qui rallonge.

Le calcul avec vos litres et les kW de votre poêle

Litres, fois degrés à gagner, fois 1,163 : l’énergie à mettre dans l’eau, en wattheures. 1 300 litres de 8 à 38 °C, 1 300 × 30 × 1,163, font 45 000 Wh, 45 kWh. 615 litres en demandent 21, 2 000 litres 70, et un quart de moins en juillet depuis 15 °C.

Divisez par les kW qui passent dans l’eau et vous avez les heures, cuve couverte et sans vent. 45 kWh sous 22 kW nets, 2 heures, sous 15 kW, 3 heures, et un quart de plus cuve découverte.

Un poêle affiche sa puissance brute, ce que le feu produit, et seule la nette passe dans l’eau. Le CULT de Kirami fait 36 kW bruts et 22 nets. Le poêle « 30 kW » de Spa Dealers chauffe 1 200 litres de 5 à 35 °C en 3 heures dans sa propre notice, 14 kW dans l’eau. Skargards et Njord ne publient aucun kW, et leurs heures ramènent leurs poêles intégrés à 15 à 23 kW nets.

La règle : 15 kW nets par 1 000 litres, 30 degrés en 2 h 20 sans perte, près de 3 heures cuve découverte, et 17 pour tenir en 2 heures en janvier. Le prix du poêle seul et ce que la garantie en couvre sont au tableau du comparatif des bains nordiques.

Combien de bois pour chauffer un bain nordique, en kilos et en sacs

Une chauffe complète brûle 15 à 25 kilos de bûches sèches, 30 sur 2 000 litres ou avec un poêle extérieur. Skargards compte 15 kg avec son poêle intégré, 30 avec l’extérieur. Kirami parle en litres, 60 à 120 de bouleau sec selon la saison (personne ne pèse ses bûches avant d’allumer), 20 à 50 kilos au poids du sac de jardinerie.

Le calcul tombe au même endroit : 1 540 litres en janvier demandent 54 kWh, et à 3,9 kWh le kilo dont 60 % dans l’eau, ça fait 23 kilos, un sac et demi de 50 litres. Un seul sac pour 1 200 litres l’été.

Les bûches d'une chauffe empilées devant le poêle, le sac vide à côté

Les 3 à 5 kilos par bain qu’on lit ailleurs ne chauffent pas une cuve. 5 kilos font 20 kWh dans le foyer et 12 dans l’eau, de quoi remonter un bain resté à 30 °C sous son couvercle. Et le feu continue pendant le bain, une bûche toutes les 30 minutes environ chez Skargards, contre une toutes les 20 pendant la chauffe.

Le stère de feuillu en 50 cm est à 83 euros hors livraison au 16 septembre 2026, 65 à 100 selon la région, pour 400 à 500 kilos, 17 à 21 centimes le kilo. Le sac de jardinerie, 50 litres et 16 kilos, coûte 18 à 23 euros, cinq à sept fois plus au kilo. Cuve par cuve, les heures des fabricants quand ils les donnent, le calcul couvercle fermé sinon :

Chauffe, juillet puis janvierBois par bain, au stère
615 L, 22 kW nets dehors45 min, 1 h7 à 9 kg, 1,20 à 1,90 €
1 200 L, poêle intégré Skargards2 h, 3 h 3015 kg, 2,60 à 3,20 €
1 300 L, poêle intégré Njord1 h 30 à 2 h, 3 h15 à 19 kg, 2,60 à 4 €
1 540 L, 22 kW nets dehors, Kirami2 h, 2 h 30 à 3 h18 à 23 kg, 3,10 à 4,80 €
1 800 L, poêle extérieur Skargards2 h 30, 3 h 3030 kg, 5,10 à 6,30 €
2 000 L, 15 kW nets3 h 30, 4 h 4023 à 30 kg, 3,90 à 6,30 €

Le même bain de 1 500 litres coûte 11 à 12 euros en palette livrée, 28 à 36 en sacs. Un bain par semaine d’octobre à avril, trente chauffes à 25 kilos, fait 750 kilos, un stère et demi à deux, 130 à 160 euros, ou 850 à 1 100 en sacs.

Le couvercle et l’isolation, ce que ça change

Un couvercle isolant fermé pendant la chauffe la raccourcit de 30 à 50 % en hiver chez Skargards, de 20 à 30 % chez Njord, qui compte 20 à 30 % de la chaleur partie en vapeur sur une cuve découverte. Sur 1 540 litres en janvier, 5 à 6 kilos et une demi-heure de gagnés par bain.

Le couvercle isolant, 7 à 10 cm de mousse, est inclus chez certains et vaut 470 à 1 190 euros ailleurs. En bois économisé, 30 à 36 euros par hiver, il met plus de dix ans à se payer.

Le coin du couvercle isolant soulevé d'une main, son épaisseur, la vapeur qui sort

Le lendemain, il rapporte davantage. Sous un couvercle simple, une cuve non isolée perd 2 à 3 °C par heure, et sous le couvercle isolant ou sur des parois isolées, quelques degrés en 24 heures. Une eau retrouvée à 25 ou 30 °C se relance en 45 minutes à 1 heure, 5 à 8 kilos au lieu de 23.

La mousse dans les parois, 520 à 640 euros en option chez Njord pour 20 à 40 % de chauffe en moins, fait le même travail. L’eau qu’on vide après un ou deux bains et le poêle à l’abri du gel sont l’affaire de l’entretien du bain nordique.

Ce qui rallonge la chauffe, et de combien

Une chauffe qui traîne a presque toujours l’une de ces causes, la plus chère en premier :

  • Le poêle trop petit. 15 kW nets sous 2 000 litres, c’est 4 h 40 en janvier cuve couverte, près de 6 heures découverte, quand un 30 kW nets fait 2 h 20, et la cuve perd pendant tout ce temps.
  • Le bois humide. Du bois gros et humide peut doubler le temps, écrit Kirami. À 30 % d’humidité, un kilo donne 30 à 40 % de chaleur en moins d’après Njord, un bois vert la moitié d’après l’ADEME. Sec veut dire sous 20 %, ce que le sac de jardinerie annonce, et qu’un bois coupé de l’année n’atteint pas avant 15 mois sous abri.
  • La cuve découverte, le froid et le vent. Un quart de temps en plus pour la vapeur, et l’heure et demie d’hiver de Skargards pour l’air froid et le vent.
  • Le feu qui faiblit. Une charge brûle 20 à 30 minutes, une bûche toutes les 10 à 15 minutes chez Kirami, et le foyer vidé de ses cendres avant d’allumer, le dessus de la grille compris.

Bain nordique électrique : 14 heures la première fois, puis l’eau tenue chaude

Une résistance de 3 kW met 14 heures à monter 1 200 litres de 8 à 38 °C, 2,5 °C par heure pour 1 000 litres dans la notice de Spa Dealers. Personne ne chauffe un bain électrique le samedi pour le soir. On le remplit une fois, la résistance tient l’eau à 37 ou 38 °C jusqu’au prochain bain, et ce maintien fait la facture.

Spa Dealers l’a mesuré au compteur, de janvier à septembre 2022, sur sa cuve isolée tenue à 37 °C, six heures de filtration par jour. Au kWh à 0,2001 euro, le tarif réglementé depuis le 1er août 2026 :

Hiver, -6 °C dehorsÉté, 17 °C dehors
Première chauffe, 1 200 L14 h, 42 kWh, 8,40 €11 h, 32 kWh, 6,40 €
Tenir 37 °C, par jour7,6 kWh, 1,52 €2,9 kWh, 0,57 €
Le mois236 kWh, 47 €89 kWh, 18 €

La semaine à -6 °C est finlandaise, plus froide qu’un janvier français hors montagne. La moyenne de l’étude, 6 °C dehors, lui ressemble davantage, 5,1 kWh par jour et 31 euros le mois.

Posé dans les heures creuses par le Wi-Fi du bain, à 0,1589 euro, le mois d’hiver tombe au mieux à 37 euros. Ce que l’option fait au reste de la maison, et la ligne 16 A qu’une résistance de 3 kW réclame, sont à la consommation électrique d’un sauna.

Voir aussiConsommation d'un spa gonflable, été et hiver

Bain nordique hybride : le bois pour monter, la résistance pour tenir

Le poêle fait monter l’eau en 2 ou 3 heures, et une cartouche électrique la garde à 38 °C jusqu’au lendemain pour 3 à 6 kWh par jour d’après Njord. L’option coûte 1 090 euros en 3 kW chez lui, sur une ligne 16 A, et la 6 kW demande du triphasé ou un 32 A renforcé, 300 à 600 euros d’électricien.

La cartouche électrique en inox fixée au bain, à côté des tuyaux du poêle

Njord conseille de tenir l’eau à 32 °C entre deux bains, deux à trois fois moins de kWh, et de remonter avant d’entrer. Six degrés sur 1 300 litres font 9 kWh, trois heures à 3 kW. La même relance au poêle brûle 4 kilos de bois, 70 à 80 centimes.

Tenue à 38 °CTenue à 32 °C
Par jour3 à 6 kWh, 0,60 à 1,20 €1 à 3 kWh, 0,20 à 0,60 €
Le mois90 à 180 kWh, 18 à 36 €30 à 90 kWh, 6 à 18 €
Avant le bainrien9 kWh, 1,80 €, 1 h 30 à 6 kW
Le mois à un bain par semaine18 à 36 €13 à 25 €

À un bain par semaine, la résistance ne fait pas d’économie, 13 à 36 euros par mois selon la consigne, contre 17 à 21 euros de bûches pour quatre chauffes complètes. Elle sert à qui veut entrer un mardi soir sans rien allumer.

Bois, hybride ou électrique : ce que coûte la saison, et lequel prendre

Un bain par semaine d’octobre à avril fait 130 à 160 euros de bûches au stère et 2 à 3 heures de feu à chaque fois, 210 à 330 euros d’électricité pour une eau chaude jour et nuit, que quelqu’un se baigne ou non, et 90 à 250 euros à l’hybride selon la consigne, après la première montée au bois.

Prenez le poêle à bois si le bain est hebdomadaire et si allumer trois heures avant fait partie du plaisir : rien à payer entre deux bains, pas de ligne à tirer. L’électrique pour entrer sans y penser, 30 à 47 euros le mois d’hiver et une ligne 16 A. L’hybride pour plusieurs bains par semaine, si les 1 090 euros de l’option passent.

La cuve qui ne fuit pas, le poêle qu’on rachète en pièce et ce que la garantie couvre sont au comparatif, avec le temps de chauffe de chacun en colonne.

Un bain nordique en bois fume dans la neige, le poêle allumé à côté, quelqu'un dedans
À découvrirOctobre 2026
Meilleur bain nordique 2026 : bois ou électrique, la cuve qui ne fuit pas

Deux heures de bûches ou une prise 16 A, la cuve qui ne suinte pas, le poêle dont l'anode se rachète, et le diamètre qu'il faut pour six.


Le premier samedi, notez l’heure de l’allumage, le nombre de bûches et la température de l’eau du tuyau : la fois d’après, vous saurez à quelle heure craquer l’allumette.

Questions fréquentes

Les questions qui restent, en réponses courtes.

Du bouleau sec, celui que Kirami et Skargards recommandent, ou du hêtre, du chêne, du charme et du frêne, sous 20 % d'humidité, fendu en bûches de 5 × 5 × 40 cm chez Skargards, 4 × 4 chez Spa Dealers. L'épicéa et le pin servent à l'allumage, et en bois de chauffe les résineux encrassent le conduit et le poêle. Jamais de bois traité, peint, verni ni d'aggloméré, ni le bois de récupération d'un chantier, qui libèrent des dioxines en brûlant, et pas d'aulne d'après Spa Dealers. Une bûche sèche est légère et sonne quand on en cogne deux, et un bois fraîchement coupé met 15 à 18 mois sous abri à descendre sous 20 %.

Sous un couvercle simple, une cuve non isolée perd 2 à 3 °C par heure juste après le bain, d'après Njord. Sous un couvercle isolant de 7 à 10 cm ou sur une cuve à parois isolées, quelques degrés en 24 heures, et plusieurs jours en été. Le bain électrique isolé de Spa Dealers ne réclame que 7,6 kWh par jour pour rester à 37 °C par -6 °C dehors, l'équivalent d'un quart de degré perdu par heure. Une eau retrouvée à 25 ou 30 °C se relance en 45 minutes à 1 heure au bois.

Oui, à la pagaie, avant de lire le thermomètre et avant d'entrer. Un poêle de bain fonctionne sans pompe, l'eau chauffée monte, sort par le tuyau du haut et s'étale en surface pendant que la froide reste au fond, et le thermomètre lit la couche chaude. Kirami vend sa pagaie pour ça, Skargards demande de remuer avant de mesurer, et vise 39 °C. Avant d'allumer, de l'eau dans la cuve et le foyer vidé de ses cendres : un poêle chauffé à vide est exclu de la garantie chez Njord.

Oui, les deux existent. Un chauffe-eau au propane de 24 kW, 837 euros chez le revendeur de Spa Dealers, pompe comprise, monte 1 000 litres de 15 °C par heure, 2 h 30 de 6 à 37 °C pour 4 kilos de gaz, trois bains par bouteille de 13 kg et 10 à 14 euros de gaz par bain, deux à trois fois le bois. Une pompe à chaleur de 5 kW monte 1 200 litres de 2 à 3 °C par heure, dix à quinze heures depuis le tuyau en janvier pour 1,40 à 2,10 euro d'électricité, 970 euros en option chez Storvatt. C'est un chauffage de maintien, pour une eau tenue chaude toute la semaine avec quatre à six fois moins de kWh qu'une résistance.

Par bain, oui, nettement, 3 à 4 euros de bûches au stère contre 8,40 euros d'électricité pour monter 1 200 litres depuis le tuyau. Par saison aussi, tant que le bois s'achète au stère, 130 à 160 euros pour un bain par semaine d'octobre à avril, contre 18 à 47 euros par mois pour une résistance qui tient l'eau chaude jour et nuit, 239 euros sur les huit mois mesurés par Spa Dealers. En sacs de jardinerie, le bain au bois passe à 28 à 36 euros et l'électrique devient le moins cher. Le bois demande quelqu'un devant le poêle trois heures avant, l'électrique une ligne 16 A.

Qui vous parle Guillaume Éditeur de PoolPapa

Le père a passé vingt ans dans les pièces détachées de piscine : il sait quelle pièce se commande encore, et laquelle on attend trois mois. Le fils, Guillaume, écrit les pages et s'occupe du site.

Faire connaissance