Un bain le week-end de mai à octobre, c’est un gonflable. Trois bains par semaine tout l’hiver sur la terrasse, un gonflable qui tourne, ou un semi-rigide qui coûte moins à chauffer. Une maison que vous gardez dix ans, la place d’une dalle et un massage qui en soit un, un rigide de pisciniste. Le rigide de grande surface à 4 000 euros, non, parce que sa marque n’a pas sa pompe au catalogue.
Gonflable, semi-rigide, rigide : quelle différence ?
Vous dites jacuzzi, le vendeur dit spa, et c’est le même bain chaud : Jacuzzi est une marque.
Un gonflable tient l’eau dans une enveloppe de PVC gonflée, et toute la machine (filtration, chauffe, soufflerie, carte) est dans un bloc posé dehors, relié à la cuve par deux tuyaux. Un semi-rigide remplace l’air de l’enveloppe par des panneaux de mousse glissés dans un liner, avec le même bloc dehors. Un rigide est une coque acrylique moulée d’une pièce, sièges compris, sur un caisson qui abrite la machine.

Un gonflable et un semi-rigide font des bulles : de l’air pris dehors, soufflé par le fond, qui s’arrête seul au bout de vingt à trente minutes et ralentit la chauffe. Un massage, c’est de l’eau sous pression dans une buse orientable. Les jets d’eau existent sur quelques gonflables à partir de 749 euros, sur un semi-rigide MSpa à 1 999, et un rigide de pisciniste en a 31 à 65 sur des sièges moulés.
Sous le menton, pas plus d’eau dans un semi-rigide que dans un gonflable : 52 cm chez Bestway pour 66 de paroi, 46 à 51 dans un semi-rigide pour 65 à 73, et des places assises et allongées dans un rigide de 74 à 92 cm.
Le gonflable : un bain chaud à 400 euros, et un bloc qui vaut le spa
Prenez un gonflable si vous voulez vous baigner cet hiver sans travaux, avec une prise dehors et un sol plat, et si vous acceptez que le spa dure ce que dure son bloc. Posé un samedi, branché sur la terrasse, et la première montée à 38 °C coûte 4 à 7 euros d’électricité.
Le bloc lâche en premier, autour de trois à cinq ans d’usage soutenu : la soufflerie, la chauffe ou la carte. Personne ne le répare chez vous et il se remplace entier, sauf chez Intex, qui le reprend à l’atelier autour de 200 euros hors port. La cuve seule est souvent épuisée au catalogue.
Intex écrit un an de garantie dans sa notice et deux sur sa boutique. Bestway ajoute six mois aux deux ans si vous enregistrez le spa sous trente jours.
Voir aussiDurée de vie d'un spa gonflable et de sa pompeCe à quoi la famille vous engage, avant et après l’achat :
Il passe l’hiver dehors à trois bains par semaine ou plus, pompe jamais arrêtée, tant que la nuit ne passe pas sous 4 °C chez Intex ou -10 chez Bestway avec le Freeze Shield : le laisser tourner ou le ranger est écrit marque par marque. Ce qu’il coûte en électricité tient en une page : 40 à 54 euros par mois l’été, 84 à 144 l’hiver à 38 °C.
Le semi-rigide : la paroi ne se dégonfle plus, la pompe reste dehors
Le semi-rigide vaut son supplément : le bloc, qui lâchera le premier là aussi, se rachète au tiers ou à la moitié du prix du spa. La mousse, 8 à 13 cm chez NetSpa, ne se perce pas, ne se dégonfle pas et isole. Le liner se change sans toucher au reste, 349 à 599 euros selon la marque, et un panneau abîmé se rachète 49 euros chez NetSpa.
Dans l’eau, c’est un gonflable : les mêmes bulles, la même hauteur d’eau. Chez NetSpa, le bloc existe reconditionné, 239 à 299 euros garanti un an, avec un SAV en France. Les dix à quinze ans qu’on lit à son sujet viennent des revendeurs : NetSpa n’annonce aucune durée.
Ce à quoi la famille vous engage, avant et après l’achat :
L’hiver, les parois aident. Bestway tient l’eau entre 6 et 10 °C avec son Freeze Shield, MSpa relance la chauffe sous 1 °C, NetSpa n’a pas de hors gel et ne veut pas de son spa sous 5 °C d’air. Bestway annonce 63,6 % d’électricité en moins qu’un gonflable, sur un test de 78 heures qu’elle a commandé. Et il ne se plie pas dans un sac : 32 à 78 kg à vide, en panneaux.
Le spa rigide : celui de grande surface à 4 000 euros, et celui de pisciniste à 8 000
Un rigide à 3 990 euros en grande surface et un rigide rarement sous 8 000 chez un pisciniste n’ont en commun que la coque acrylique, et la première panne les sépare.

Le rigide de grande surface, 3 990 euros et aucune pompe au catalogue
Chez Bestway, livré monté, 10 jets d’eau et 14 jets d’air, 530 litres. La fiche de la marque porte « Isolation thermique : Non », et aucune consigne d’hiver ni de hors gel n’est publiée pour lui.
La marque ne publie ni la puissance du réchauffeur, ni la marque de la pompe ou du boîtier, et son rayon de pièces pour ce spa se limite à une grille de filtration à 38,83 euros, une couverture et une cartouche. Si une pièce standard peut le réparer, vous ne le saurez qu’en ouvrant le caisson, après l’achat. Celui-là, non.
Ce à quoi il vous engage, avant et après l’achat :
Le rigide de pisciniste, 7 900 euros et une dalle dessous
Pour ce prix, des jets d’eau orientables sur des sièges moulés, une machine faite pour rester en eau dehors douze mois sur douze, 25 à 34 euros d’électricité par mois chez Clairazur, et une cuve garantie à part de la machine. Un revendeur qui affiche « jusqu’à 10 ans de garantie » écrit dessous « 2 ans pièces et main-d’œuvre » : lisez les deux lignes.
Clairazur liste elle-même ce qui lâche : le réchauffeur, qui grille quand les filtres ne sont pas nettoyés, les pompes, qui s’usent avec une eau mal dosée, et la couverture tous les trois à cinq ans. Chaque pièce se remplace, et un réchauffeur Balboa se trouve à 149 à 177 euros chez un vendeur de pièces, une pompe LX à 198 à 279, sans passer par la marque. Le technicien facture 40 à 150 euros de déplacement et 95 de l’heure.
Ajoutez au prix affiché ce qu’il faut pour le poser et le brancher. Une dalle de béton de 15 cm, 600 à 1 500 euros. Une ligne dédiée depuis le tableau, 300 à 1 200 selon la distance. Une grue si le spa ne passe pas par le côté de la maison, 500 à 2 000, à décider avant la commande.
Entre les deux rigides, des « plug and play » à 1 990 à 3 990 euros se branchent sur une prise 16 A, le réchauffeur et la pompe de massage à tour de rôle.
Ce à quoi la famille vous engage, avant et après l’achat :
Où le poser et sur quelle prise : ce qui ne se rattrape pas après l’achat
Regardez le sol avant le catalogue. Un gonflable 4 places en eau avec ses baigneurs pèse 1 136 kg d’après la notice Intex, un semi-rigide 1 000 à 1 300 kg sans personne dedans, un rigide 5 places 1 700 à 1 900.
Une terrasse en bois est faite pour 350 à 500 kg/m², un spa en eau en demande 300 à 500 : ça passe ou non selon les solives, à vérifier avant de remplir. Sur la pelouse, la notice demande un sol plat, lisse, de niveau et solide, avec un drainage autour.
La prise vient ensuite. Un gonflable ou un semi-rigide tire 1 500 à 2 200 W de chauffe et 600 à 800 de bulles : une prise 16 A l’accepte, avec un différentiel 30 mA et rien d’autre sur le circuit, sinon le disjoncteur saute. Intex la veut à plus de 4 mètres du spa, la norme n’en accepte aucune à moins de 2, et la rallonge est interdite. Sans cette prise, l’électricien passe avant le spa.
Un rigide de pisciniste tire 3 à 5,5 kW : une ligne dédiée, prise dehors ou pas.
Dans quel ordre décider
Dans l’ordre, et le prix en dernier :
- Le sol et la prise que vous avez. Une terrasse vérifiée et une prise dehors gardent les deux premières familles, une dalle possible et un tableau accessible gardent la troisième.
- Les bains par semaine cet hiver. Trois ou plus, le spa reste en eau : un gonflable qui tourne, un semi-rigide qui coûte moins à chauffer, un rigide fait pour ça. Un par semaine ou moins, un gonflable qu’on range au sec.
- La pièce que vous accepterez de racheter dans trois ans. Un bloc au prix du spa, un bloc au tiers ou à la moitié, ou une pompe à 300 à 600 euros et un technicien. Sur le rigide de grande surface, aucune.
- Le prix, posé et branché. 329 à 599 euros et une prise. 749 à 1 199 et une prise. 7 900 et 1 200 à 7 200 de dalle, de ligne et de grue.
Un gonflable et un semi-rigide déménagent avec vous, un rigide pèse 230 à 350 kilos à vide. L’eau se surveille dans les trois familles, 10 à 30 euros de produits par mois d’après Clairazur, et un liner de semi-rigide se dégrade en trois ou quatre saisons d’eau mal dosée.
Avant de payer, demandez au vendeur le prix du bloc technique seul, ou de la pompe, et s’il l’a en stock. Sur un rigide, demandez aussi la marque du boîtier de commande et de la pompe : un Balboa, un Gecko, une LX ou une Waterway se rachètent chez un vendeur de pièces même si la marque du spa disparaît.
