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Consommation électrique d'un spa gonflable, été et hiver

Spa & sauna 10 min de lecture

Un spa gonflable quatre places consomme pour 40 à 54 euros d'électricité par mois en été, et deux à trois fois plus s'il reste à 38 °C tout l'hiver. Presque tout part dans le chauffage : d'où sortent ces chiffres, ce qui les fait grimper, et comment refaire le calcul avec votre prix du kWh.

La prise d'un spa gonflable branchée au mur de la maison, l'eau fume derrière

Ce qu'il faut retenir

  • 40 euros par mois en été pour un quatre places tenu à 33 °C, 54 euros à 38 °C : 6,6 à 9 kWh par jour relevés au compteur, à 0,2001 euro le kWh, le tarif réglementé de septembre 2026.
  • Par 10 °C dehors, une eau à 38 °C coûte 65 euros par mois, par le calcul. En plein hiver, 84 à 144 euros par mois sur deux relevés publiés. Le hors gel, de l'ordre de 12 à 24 euros, et rangé, zéro.
  • Le chauffage fait neuf dixièmes de la facture : 2 200 W chez Intex, 2 050 chez Bestway, 1 500 chez MSpa et NetSpa. Trente minutes de bulles coûtent 8 centimes.
  • Amener 800 litres du robinet à 38 °C coûte 4 à 7 euros et une quinzaine d'heures, à 1,5 °C par heure. C'est aussi le prix de chaque vidange.
  • La couverture pèse plus que tout le reste : découvert sous 15 °C dehors, un spa gonflable ne monte plus en température.

Un bain par jour, laissez-le chauffer sous sa couverture. Un bain par semaine, coupez et relancez la veille : même depuis une eau froide, la remontée coûte moins que six jours de maintien.

Le « 1 à 2 euros par jour » sort d’une seule mesure : un Intex PureSpa quatre places suivi au wattmètre en juin 2016, dans le Jura. Recomptez-la au prix du kWh d’aujourd’hui, 0,2001 euro TTC en option Base depuis le 1er août 2026, le prix de toute cette page. Et elle a été faite à 33 °C, pas à 38.

Combien coûte un spa gonflable en électricité par mois, été et hiver

Entre 40 et 54 euros par mois en été, autour de 65 dès qu’il fait 10 °C dehors, entre 84 et 144 euros en hiver si l’eau reste à 38 °C. Une ligne par situation, au tarif de septembre 2026 :

kWh par jourEuros par mois
Été, eau à 33 °C6,640
Été, eau à 38 ou 40 °C954
Arrière-saison, 38 °C par 10 °C dehors11 environ65 environ
Hiver, 35 à 38 °C, double couverture1484
Hiver, 38 °C, 1 100 litres24144
Hors gel, eau à 10 °C2 à 4 environ12 à 24 environ
Rangé00, puis 4 à 7 € au printemps

Les deux lignes d’été sont des mesures, les deux lignes d’hiver deux relevés anglais sur des Bestway, l’arrière-saison et le hors gel des calculs.

Le bas de l’été vient du spa de juin 2016 : un Intex de 795 litres, 33 °C de consigne, 16,7 °C dehors en moyenne, la filtration dix à douze heures par jour, la couverture remise à chaque sortie, 112 kWh au compteur en dix-sept jours. Un kilowattheure, c’est ce qu’un appareil de 1 000 W consomme en une heure, l’unité de la facture. Le « 200 kW par mois » qui circule est ce chiffre mal écrit.

Le haut vient d’un Lay-Z-Spa proche des 1 000 litres, 38 à 40 °C, un bain par jour, un mois d’été 2021 : 9 kWh par jour.

D’une ligne à l’autre, l’écart entre l’eau et l’air fait la différence, parce que la chaleur s’échappe en proportion. De l’eau à 33 °C par 17 °C dehors, c’est 16 degrés. À 38 °C par 5 °C, c’est 33, le double. À 38 °C par 10 °C dehors, l’arrière-saison, 28 degrés, 1,7 fois juin. Faute de mesure, le calcul donne de l’ordre de 11 kWh par jour, 65 euros le mois, la facture qui surprend à la rentrée.

Ce qui consomme dans un spa gonflable

Le chauffage. C’est une résistance de 2 200 W chez Intex, 2 050 W chez Bestway, 1 500 W chez MSpa et NetSpa, et elle tourne des heures quand le reste tourne des minutes. La journée type qu’Intex publie, recomptée au kWh d’aujourd’hui, le montre :

  • 6 heures de chauffage à 2 200 W : 13,2 kWh, 2,64 euros.
  • 24 heures de filtration à 50 W : 1,2 kWh, 24 centimes.
  • 30 minutes de bulles à 800 W : 0,4 kWh, 8 centimes. La pompe s’arrête seule à la demi-heure, et celle d’un MSpa, 600 W, à vingt minutes.

Près de 15 kWh dans la journée, dont 13 pour le chauffage. Chaque heure où la résistance tourne coûte 44 centimes sur un Intex, 41 sur un Bestway, 30 sur un MSpa ou un NetSpa.

Les bulles coûtent moins par leur moteur que par l’air qu’elles soufflent, pris dehors : Intex prévient que le chauffage ralentit nettement quand elles tournent, NetSpa le coupe pendant le massage, Bestway laisse les deux marcher ensemble.

Combien de temps pour chauffer, et combien ça coûte

Une quinzaine d’heures et 4 à 7 euros pour amener 800 litres du robinet à 38 °C, l’été.

Le plancher est physique : 1 kWh élève 860 litres d’un degré, donc 21 kWh au minimum pour 795 litres de 15 à 38 °C, 4,20 euros. On en perd : la mesure de 2016, couverture posée, a relevé 22,5 kWh pour passer de 18 à 33 °C, 1,5 kWh par degré, ce qui met nos 23 degrés à 34 kWh et 6,80 euros.

L’hiver, un Helsinki de 1 100 litres remonté de 10 à 38 °C en décembre a pris 24 heures et une cinquantaine de kWh, près de 10 euros.

Côté vitesse, Intex annonce 1,5 à 2,5 °C par heure sur un 4 places, Bestway 1,5 à 2, MSpa 2 à 2,5, et le haut des fourchettes demande du soleil : le constaté, couvert, c’est 1,5 °C par heure en juin sur l’Intex, 1,3 en août, 1 sur un MSpa. 1,5 °C par heure : de 15 à 38 °C, quinze heures, un bon tiers de plus sur un 6 places.

Faut-il le laisser branché entre deux bains ?

Un bain par jour : laissez-le chauffer. Un bain par semaine : coupez, et relancez la veille.

La résistance paie la chaleur qui s’échappe, et une eau plus froide en perd moins : couper ne coûte jamais plus de kWh que maintenir, ça coûte du temps, quarante minutes par degré perdu à 1,5 °C par heure. Une coupure d’une nuit ne gagne presque rien : la remontée du matin reprend l’essentiel de ce que la nuit a économisé.

Le calcul tranche pour l’hebdomadaire. Six jours à 38 °C en juin, c’est une cinquantaine de kWh, dix euros. Remonter l’eau même depuis 15 °C en coûte 21 à 34, quatre à sept, et un spa coupé trois jours n’est pas redescendu à l’eau du robinet, sa relance coûte moins encore. En hiver l’écart se creuse : six jours de maintien font entre 80 et 150 kWh, contre une cinquantaine pour la remontée.

Pour relancer sans être là, Bestway a une minuterie de série, à reprogrammer à chaque fois. MSpa a un délai de 1 à 99 heures, Intex son application sur les modèles Wi-Fi. Un Intex à tablette filaire et un NetSpa n’ont rien, et leur notice interdit le minuteur sur la prise. Sur un Intex laissé branché, 72 heures de chauffe sans interruption mettent la pompe en veille, code END : on réappuie sur la touche filtration.

Ce qui fait grimper la facture, et ce qui la fait baisser

Tout ce qui aide la chaleur à partir fait grimper la facture. Le spa laissé découvert d’abord. La consigne ensuite : chaque degré en plus, c’est environ 5 % de perte en plus, l’été. Les bulles, et le vent dès 13 à 20 km/h d’après Intex. Le volume, enfin : un 6 places Intex de 1 098 litres coûte 1,28 kWh par degré contre 0,92 pour le 4 places.

Ce qui la fait baisser, avec ce que chaque levier vaut :

  • La couverture, livrée avec le spa chez Intex, Bestway et NetSpa, remise à chaque sortie et gardée pendant la chauffe. En option, la thermique : Intex annonce plus de 50 % d’efficacité en plus avec la sienne, 139 euros, Bestway jusqu’à 40 % avec l’EnergySense, 99 à 139 euros, deux annonces constructeur.
  • Le tapis de sol isolant, fourni chez Intex et NetSpa, recommandé sans être fourni chez Bestway, 39,95 euros.
  • La consigne à 36 plutôt qu’à 40, le levier gratuit : près d’un cinquième de perte en moins.
  • Un spa à parois isolées : 58,8 % d’électricité en moins sur le Hawaii EnergySense contre l’ancien Hawaii, mesurés par le TÜV Rheinland pour Bestway, qui n’en publie pas les kWh.

Ce qui ne rapporte presque rien : réduire la filtration. Elle tire 50 W, 24 centimes par jour, et Intex la veut en continu dès que l’eau dépasse 28 °C. Les heures creuses non plus : 20 % sur une mise en chauffe programmée la nuit, 2 % sur un spa qui maintient.

Le garder l’hiver : ce que coûte chaque option

Trois façons de passer l’hiver, trois factures. Laquelle choisir est une autre question. Ici, ce que chacune coûte.

Maintenu à 38 °C

De 84 à 144 euros par mois, d’après deux relevés anglais sur des Bestway, faute de toute mesure française : 14 kWh par jour pour une eau entre 35 et 38 °C sous un couvercle rigide doublé d’une couverture thermique, le double de l’été du même spa, et 24 kWh par jour sur un Helsinki de 1 123 litres à 38 °C, sur tapis isolant, de décembre à février. Aucun des deux ne donne la température dehors. Prenez-les comme un ordre de grandeur.

Il existe un plafond, et il rassure : une résistance de 2 200 W qui ne s’arrêterait jamais consomme 52,8 kWh par jour, 317 euros le mois, quoi qu’il fasse dehors. Les relevés anglais sont à la moitié au plus. Quand la résistance n’y arrive plus, l’eau descend, la facture ne monte pas.

Hors gel

De l’ordre de 12 à 24 euros par mois, par le calcul : une eau à 10 °C par 5 °C dehors, c’est un écart de 5 degrés au lieu des 16 de juin, 2 à 4 kWh par jour selon que l’air est à 5 ou à 0 °C.

Le programme antigel tient l’eau juste au-dessus du gel, pour protéger la pompe et les tuyaux. Intex rallume chauffage et filtration quand l’eau passe sous 4 °C et coupe à 10. Le Freeze Shield de Bestway fait pareil entre 6 et 10 °C, MSpa tient l’eau entre 1 et 3 °C. NetSpa n’en a pas, et sa notice interdit de laisser le spa dehors sous 10 °C d’air.

Bestway France le dit sur tous ses Lay-Z-Spa, Bestway UK sur ceux fabriqués après 2021 : un spa de 2019 ne l’a pas forcément. Par la consigne, seul l’Intex à tablette tactile descend à 10 °C. Les autres s’arrêtent à 20, NetSpa à 30.

Rangé

Zéro kWh jusqu’au printemps, puis une vidange et une mise en chauffe, 4 à 7 euros. Intex conseille de ranger entre septembre et octobre quand l’usage d’hiver reste occasionnel, et Bestway de démonter en cas d’absence prolongée sous 6 °C.

Le prix du kWh retenu, et comment refaire le calcul avec le vôtre

Tous les euros de cette page sont au tarif réglementé, option Base, compteur 6 kVA : 0,2001 euro TTC le kWh depuis le 1er août 2026, 0,1985 à 9 kVA et plus, prochain mouvement le 1er février 2027. Et 0,15 euro le kWh, c’est le prix de 2016.

Pour vos euros, une règle de trois : les kWh par jour du tableau, fois 30, fois votre prix du kWh, celui de votre facture. Un spa à 9 kWh par jour chez quelqu’un qui paie 0,25 euro : 9 × 0,25 × 30, 67,50 euros par mois. Sans wattmètre, comptez les heures où la résistance a tourné, 2,2 kWh chacune sur un Intex, 1,5 sur un MSpa ou un NetSpa.

Le câble du spa branché sur un wattmètre de prise, au mur de la maison


Ce soir, en sortant du spa, la couverture avant la serviette. Et si le prochain bain est à plus de trois jours, coupez la chauffe et relancez la veille.

Questions fréquentes

Les questions qui restent, en réponses courtes.

Un peu, et seulement sur ce que vous programmez. En heures creuses le kWh est à 0,1589 euro au lieu de 0,2001 en option Base, 20 % de moins, mais les seize heures pleines passent à 0,2142, 7 % de plus : un spa qui tient sa température jour et nuit ne déplace rien, et sur vingt-quatre heures l'option lui fait gagner 2 %. Vous pouvez déplacer la mise en chauffe, avec la minuterie Bestway, le délai MSpa ou l'application Intex Link : 34 kWh programmés la nuit économisent 1,40 euro. Les Intex à tablette filaire et les NetSpa n'ont pas de minuterie, et leurs notices interdisent d'en brancher une sur la prise.
Parce qu'il doit monter 700 à 1 100 litres d'eau à 38 °C, puis les y tenir dans une enveloppe gonflable sans isolant. Chauffer 795 litres d'un degré demande 0,92 kWh sans aucune perte, et 1,5 kWh en pratique : sur une montée de dix heures, 40 % de la chaleur repart par la surface et les parois pendant qu'on chauffe. Ensuite la chaleur s'échappe en proportion de l'écart entre l'eau et l'air, et le chauffage, 2 200 W sur un Intex, se rallume dès que l'eau perd 1 à 2 °C.
À l'achat oui, à l'usage non. Clairazur annonce 126 à 170 kWh par mois pour ses spas rigides Infinity, chauffage et filtration, douze mois sur douze par 14 °C de moyenne dehors, soit 25 à 34 euros par mois au tarif de septembre 2026. Un gonflable en fait 40 à 54 en été et 84 à 144 relevés en hiver. Le rigide se paie à l'entrée : 3 990 euros pour un acrylique Bestway trois places, contre 449 à 499 euros pour un gonflable quatre places, et ces 3 500 euros d'écart paient deux ans de maintien à 38 °C au prix de l'hiver le plus cher. Entre les deux, le semi-rigide Bestway ThermaCore à parois en mousse a consommé 63,6 % de moins qu'un gonflable équivalent sur un test de 78 heures commandé par la marque.
Tous les quinze à trente jours selon la notice NetSpa, tous les trente à quarante jours sur un Intex d'après Raviday, qui les vend et conseille aussi de vider au-delà de deux semaines d'absence. Chaque vidange coûte une mise en chauffe : remonter 795 litres de l'eau du robinet à 33 °C a coûté 22,5 kWh en juin 2016, 4,50 euros au tarif de septembre 2026, et jusqu'à 38 °C, 34 kWh, 6,80 euros. Sur une saison de mai à septembre avec un changement par mois, ce sont quatre remises en chauffe, 18 à 27 euros.