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Durée de vie d'un spa gonflable et de sa pompe

Spa & sauna 10 min de lecture

Un spa gonflable d'entrée de gamme est donné pour deux à quatre étés. Sa fin dépend du prix de la pièce qui a lâché, face à celui d'un spa neuf : chez Intex, le bloc technique coûte 420 euros pour un spa qui s'achète 399.

Un spa gonflable délavé par le soleil, son bloc technique débranché posé à côté sur le gravier

Ce qu'il faut retenir

  • Deux à quatre étés pour un gonflable d'entrée de gamme, dix à quinze ans annoncés pour un semi-rigide : des chiffres que le marché se recopie, sans mesure derrière.
  • Le bloc technique lâche en premier, autour de trois à cinq ans d'usage soutenu : la soufflerie, la chauffe ou la carte, et un code erreur pour le dire.
  • Le bloc en pièce coûte 420 euros chez Intex, de 70 % au prix entier d'un spa neuf, 280 chez Bestway, 699 à 899 sur un semi-rigide MSpa, 349 à 499 chez NetSpa.
  • La structure seule existe à 300 à 396 euros chez Intex, souvent épuisée, et 199 à 699 chez Bestway. Chez NetSpa, le liner (349 euros) et chaque panneau de mousse (49 euros) se rachètent séparément.
  • Ce qui condamne : le corps d'une valve qui fuit, un collage qui lâche de l'intérieur, une structure sortie du catalogue, ou le bloc et la structure la même année.

Au-delà de la moitié du prix d'un spa neuf équivalent, on arrête : sur un gonflable à 400 euros, le bloc franchit la ligne tout seul.

Quand le bloc coupe au troisième été, la fourchette qu’on vous a annoncée ne sert plus à rien. Deux prix comptent, celui de la pièce et celui d’un spa neuf. Chez Bestway, la pompe d’un Lay-Z-Spa AirJet se vend 280 euros, pour un spa qui en coûte 369 à 449. Chez NetSpa, le bloc d’un semi-rigide à 1 299 euros se vend 499.

Combien d’années tient un spa gonflable ?

Deux à quatre étés pour un gonflable d’entrée de gamme, quatre à six en haut de gamme, dix à quinze ans pour un semi-rigide. Ces chiffres passent d’une page à l’autre, et aucune ne dit d’où ils sortent. Les dix à quinze ans sont « ce qu’affichent les constructeurs », et les pages NetSpa n’annoncent aucune durée.

Un Intex 4 places entame son troisième été sans un souci. Un autre se dégonfle en trois ou quatre heures au retour de son premier hivernage, valve suspectée. Un troisième tient six ans avant qu’un collage d’origine ne lâche de l’intérieur, hors garantie. Le même spa fait deux étés ou six selon la pièce qui lâche, et selon qu’elle se rachète.

Ce qui lâche en premier : le bloc technique

Le bloc technique, autour de trois à cinq ans d’usage soutenu. La cuve tient cinq à sept ans quand elle passe l’hiver au sec. Ce boîtier porte la pompe de filtration, le réchauffeur, la soufflerie des bulles (le blower), la carte et le panneau. Vous l’appelez la pompe ou le moteur, Intex unité de contrôle, Bestway pompe, MSpa boîtier de commande et NetSpa bloc moteur.

Dedans, la soufflerie meurt par son condensateur ou par l’humidité qui entre dans le moteur. La chauffe ne monte plus, parfois encore sous garantie. La carte ou le panneau ne répond plus. Un code erreur ne nomme pas la pièce. E97 et E99 chez Intex et « panne de chauffage » chez MSpa n’ont qu’une réponse dans la notice, contacter le service. E06 et E12 chez Bestway disent une panne interne au bloc.

Le bloc est mort : ce que coûte la pièce, marque par marque

De 280 à 899 euros neuf, pour des spas vendus 369 à 599 euros en gonflable à bulles et 699 à 2 189 en semi-rigide. Rapportez la pièce au prix du spa neuf : les deux tiers sur un gonflable d’entrée de gamme, parfois le spa entier, le tiers ou la moitié sur un semi-rigide.

MarqueBloc technique en piècePart d’un spa neuf
Intex420 € (spas à bulles), en stock70 à 105 %
Bestway280 € AirJet, 449 à 456 € HydroJet62 à 76 % (AirJet)
MSpa384 € gonflable, 699 à 899 € Frame et Oslo40 à 50 % (semi-rigide)
NetSpa349 à 499 € neuf, 239 à 299 € reconditionné34 à 44 %

Chez Intex, les 420 euros sont ceux du bloc des spas à bulles ronds. L’unité des spas à jets s’affiche 790 euros sur une boutique européenne, en rupture. Le moteur de filtration seul coûte 72 euros, la carte 90, le panneau 79. Ni le réchauffeur ni la soufflerie ne se vendent seuls, et quand l’un des deux lâche, c’est le bloc entier ou le SAV Intex, qui répare autour de 200 euros hors port.

Chez Bestway, la pompe AirJet actuelle se monte sur tous les liners AirJet, ceux d’avant 2021 compris, et la boutique officielle la vend moins cher que les revendeurs, 299 à 499 euros chez eux. Les pompes AirJet et HydroJet vendues d’octobre 2020 à juin 2024 ont été rappelées au Canada pour un risque d’incendie, sans équivalent affiché pour la France.

Chez MSpa, les 384 euros sont ceux d’un bloc de gonflable, le prix d’un gonflable neuf de la marque. Chez NetSpa, le même moteur équipe toute la gamme, et le bloc reconditionné, 239 ou 299 euros, est garanti un an chez le revendeur, contre deux pour le neuf.

Le spa se dégonfle : ce qui se répare, et ce qui condamne la structure

Un trou dans la paroi ou une soudure extérieure se patche. Une valve qui fuit par son corps ou un collage qui lâche de l’intérieur, non. Un spa mou au réveil qui se retend à la mi-journée n’a rien. Dégonflé en trois ou quatre heures, ou à plat au bout de trois jours, c’est une fuite.

La rustine est dans le carton chez Intex, Bestway et MSpa. Cherchez la fuite à l’eau savonneuse sur les jointures, et revissez ou changez la valve avec la clé fournie. Quand la fuite est au corps de la valve ou dans un collage, la structure se rachète seule, ou pas :

  • Intex : 300 à 396 euros chez la marque, où les trois références sont épuisées, et 299 à 569 euros chez les revendeurs, entre « dernières pièces » et épuisé.
  • Bestway : 199 euros pour le liner d’un Miami, 499 à 699 pour un HydroJet. Les anciens modèles sortent du catalogue : Milan, Helsinki ou Honolulu sont marqués « plus en production ».
  • MSpa : 599 euros pour le liner d’un Oslo, et la cuve d’un gonflable Lite est marquée indisponible.
  • NetSpa : le liner seul, 349 à 409 euros, et chaque panneau de mousse à part, 48 à 49 euros. Une mousse abîmée ne condamne rien.

Le couvercle et la cartouche : ce qui s’use sans rien casser

Trente à cent euros le couvercle, deux à dix euros la cartouche. Le couvercle gonflable coûte 33 à 48 euros chez Intex, 50 à 60 chez Bestway, 46 à 109 chez MSpa, 44 chez NetSpa.

Sans lui, la chauffe ne suit plus : Bestway coupe le chauffage tant que la bâche n’est pas en place, MSpa le cite parmi les causes d’une chauffe lente. Remplacez une couverture déchirée, elle tient les enfants hors de l’eau.

Sur la cartouche, la notice et le vendeur ne disent pas la même chose, de trois jours à un mois selon qui parle. Elle coûte 2,50 à 10 euros pièce selon la marque. Changez celle qui reste décolorée après rinçage, quelle que soit la cadence.

Deux cartouches de filtre côte à côte, la neuve blanche, l'usée brune après rinçage

Ce qui use un spa avant l’heure

Le gel, l’eau mal dosée et un sol qui n’est pas plat. Une garantie ou l’autre les exclut en toutes lettres, et la notice Intex interdit le soleil direct.

Le gel d’abord : Intex demande de vider, démonter et ranger le spa en intérieur sous 4 °C, Bestway tient l’eau entre 6 et 10 °C avec son Freeze Shield tant que la pompe reste branchée, et MSpa interdit l’usage sous 4 °C. Ce que l’hiver casse, et comment le passer, a son guide.

Voir aussiSpa gonflable en hiver : tourner ou ranger

Une eau mal dosée attaque la cuve et la pompe, et ses dégâts ne sont couverts ni chez Intex, ni chez Bestway, ni chez MSpa. Au soleil direct, le spa ne reste pas longtemps, et les notices plafonnent l’eau à 40 °C (42 chez NetSpa) : au-delà, le PVC se déforme. Une base qui n’est pas lisse, plane et à niveau sort le spa de sa garantie chez Bestway comme chez MSpa.

Le bloc qui chauffe jour et nuit pèse sur la facture d’électricité, et elle a son guide.

Voir aussiConsommation électrique d'un spa gonflable

Ce que la garantie couvre, et pendant combien de temps

Les marques écrivent un an chez Intex et MSpa, deux chez Bestway et NetSpa, et la loi passe par-dessus.

Garantie légale de conformité

Deux ans à compter de la livraison, dus par le magasin ou le site qui a vendu le spa, pas par la marque. Un défaut qui apparaît dans les vingt-quatre mois est présumé exister depuis la livraison, et c’est au vendeur de prouver le contraire. Elle couvre un défaut, pas l’usure.

Code de la consommation articles L217-3 et suivants

Le reste est commercial, à lire ligne par ligne :

  • Intex : un an, premier acheteur seulement, les accessoires trente jours. Exclus : le gel, la pluie, les produits de traitement, la perte d’eau, tout démontage hors SAV Intex. Réponse en cinq à six jours hors juillet et août.
  • Bestway : 24 mois, plus six si vous enregistrez le spa sous trente jours, et tout défaut se signale à Bestway dans les deux mois de son apparition. La pièce est remplacée, jamais le spa, en France seulement. Exclus : le gel, la chimie et les poignées. Réponse en trois à quatre jours ouvrés.
  • MSpa : 12 mois sur le liner et le boîtier, 24 sur les parois rigides d’un Frame, un an tout compris sur un gonflable Elite. Les revendeurs affichent de six mois à deux ans, la notice fait foi, et le port du retour est à votre charge.
  • NetSpa : deux ans sur la structure et l’électronique, SAV en France.

Est-ce qu’un semi-rigide tient plus longtemps ?

Rien ne le prouve. NetSpa n’annonce pas les 10 à 15 ans qu’on lit à son sujet, et ses pages donnent trois ou quatre saisons à un liner mal hiverné.

À 700 à 1 300 euros, un NetSpa a toutes ses pièces au catalogue. Des parois en mousse dense (13 cm sur un Vita Premium) glissées dans un liner de PVC : la mousse ne fuit pas, et le liner se change sans toucher au reste.

Chez MSpa, un Frame ou un Oslo coûte 1 699 à 2 189 euros, le bloc 699 à 899, et le liner comme le boîtier n’y sont garantis qu’un an. Entre le gonflable et le Frame, NetSpa : deux ans sur ce qui casse, un SAV en France, et un bloc reconditionné à 239 euros.

À quel montant on arrête

Au-delà de la moitié du prix d’un spa neuf équivalent, on arrête, et on compare au neuf d’aujourd’hui, pas au prix payé il y a quatre ans. C’est la même règle que pour un robot.

Intex, bloc à 420 euros : non, sauf réparation à l’atelier Intex pour ses 200 euros annoncés, et si la structure a moins de deux ou trois étés. Bestway, pompe AirJet à 280 : la limite, oui si le liner est sain et récent, non s’il a déjà sa rustine. MSpa, 384 euros sur un gonflable : non. Sur un Frame ou un Oslo, 699 à 899 euros : oui. NetSpa : oui, et deux fois oui en reconditionné.

Trois situations sont finies quel que soit le devis :

  • Une fuite que le patch n’atteint pas sur un gonflable : la structure est morte, et chez Intex elle vaut à elle seule 300 à 396 euros, plus de la moitié du neuf.
  • La structure de votre modèle épuisée ou sortie du catalogue : chez Intex, les pièces au-delà de deux ans sont une promesse de revendeurs, pas une page de la marque.
  • Le bloc et la structure la même année : 420 plus 300 euros chez Intex, 720 euros pour un spa qui en vaut 499 neuf.

Un gonflable se remplace, un semi-rigide se répare. Et pour un semi-rigide, NetSpa, le seul des quatre chez qui chaque pièce se rachète, du panneau de mousse au bloc reconditionné.

Questions fréquentes

Les questions qui restent, en réponses courtes.

Deux à quatre ans, disent les vendeurs. Le bloc des spas bulles se rachète 420 euros chez Intex pour un spa vendu 399 à 599, la structure seule 300 à 400 euros quand elle est en stock, et la garantie de la notice fait un an, la légale deux. Un PureSpa passe son troisième été sans panne, un autre ne chauffe plus sous garantie, un troisième fuit à six ans par un collage d'origine : à cet âge, on ne remet pas 300 euros de structure sur un bloc du même âge.
Oui, un peu : l'air se contracte quand la nuit refroidit, le spa paraît mou au matin et se retend à la mi-journée, Intex l'écrit dans sa notice. Un spa qui se vide en trois ou quatre heures, ou qui est à plat au bout de trois jours, a une fuite. Regardez la valve d'abord. Desserrée, elle se revisse. Morte, elle se remplace avec la clé livrée avec le spa. Une fuite qui vient du corps de la valve ou d'un collage entre deux épaisseurs ne se patche pas.
Non, sauf un Lay-Z-Spa qui tourne l'hiver. Intex demande de vider, démonter et ranger le spa en intérieur dès que la température passe sous 4 °C, et de ne pas le laisser longtemps en plein soleil ni longtemps vide. Les Lay-Z-Spa équipés du Freeze Shield tiennent l'eau entre 6 et 10 °C l'hiver, à condition que le chauffage reste allumé. Sans lui, Bestway prévient que le plastique devient cassant sous zéro et qu'un remisage incorrect rend la garantie caduque. MSpa interdit l'usage sous 4 °C. Chez les revendeurs, la pratique est d'avril à octobre dehors, le reste au sec.
Trois jours à un mois selon qui parle. Intex écrit de la changer tous les trois jours, Bestway toutes les semaines, MSpa après 150 heures de filtration, NetSpa une par mois. Les revendeurs vendent sur deux à quatre semaines, et les vendeurs de filtres parlent d'un an. Une cartouche Intex revient à 2,50 à 5 euros selon le lot, une Bestway 9,90 l'unité ou 30 euros les douze, une MSpa 10,80 les deux, une NetSpa 25 à 29 euros les trois. Saturée, elle coupe la chauffe et affiche E90 chez Intex, E02 chez Bestway. Changez-la avant de soupçonner le bloc.